HISTOIRE

Autrefois, Saint-Georges de Didonne n’était qu’une petite commune composée de deux villages. Le premier se nommait Saint-Georges et le second Didonne.

C’était il y a 200 ans environ. Chaque village avait ses activités. Si le village de Didonne se tournait vers l’agriculture, Saint-Georges se dédiait à la pêche et à la navigation dans l’estuaire de la Gironde. Au cours du dernier siècle, le développement touristique a pris de l’ampleur au point de devenir la principale économie locale. De 500 habitants à l’époque, la population est aujourd’hui de 5400. Elle passe à 45000 en période estivales.

 

Un lieu inspirant…

Avec sa palette de couleurs et de lumières concentrées dans un paysage idéal pour trouver l’inspiration, l’embouchure de la Gironde est un attrait pour les artistes. Ces lieux ont fasciné les artistes. Léonce Chabry peint en 1870 « Falaises à marée basse », Gustave Courbet réalise « Roche isolée » maintenant visible au Brooklyn Muséum of Art, mais Saint-Georges de Didonne a aussi séduit Louis-Alexandre Cabié, Fernand Pinal, et le peintre australien Rupert Bunny.
Le plus saint-georgeais de tous reste Odilon Redon venu en villégiature dès 1898. Il résidait à la villa Goa devenu depuis l’hôtel du Printemps.

L’héritage du village de Saint-Georges

Villas balnéaires et anciens castels datant du XIXème ou du XXème siècle se mêlent dans le paysage Saint-Georgeais. La petite ville a également gardé ses monuments. L’église construite vers la fin du 11ème est reconstruite au 12ème. Elle est en partie détruite pendant les guerres de religion. La façade romane est remaniée au début du 17ème et ce n’est qu’à la fin du 18ème que sera élevé le carré du transept. Elle sera transformée et agrandie au cours des 19ème et 20ème. Sa cloche a été entièrement restaurée en 2017.
Le phare de Vallières est érigé en 1902. Du haut de ses 35 mètres, il offre une vue splendide sur l’estuaire de la Gironde.

Situé dans une crique naturelle, le petit port d’échouage était autrefois le lieu d’accueil des pilotes de la Gironde. Il est devenu aujourd’hui un lieu fréquenté par les plaisanciers et les amateurs de pêche.
Les vestiges de la seconde guerre mondiale sont scellés dans les monuments de Saint-Georges comme le fort de Suzac et les Blockhaus encore présents.
Un temple protestant en forme de pomme de pin, construit en 1951, témoigne du modernisme de l’après-guerre.