Galerie d'Art à saint-Georges - Journée Internationale Droits des Femmes

Vendredi soir, à la galerie d’art de Saint-Georges de Didonne, nos élus locaux accueillaient deux nouveaux artistes dont les œuvres soulignent la féminité et la liberté. Notre Maire a saisi ce temps fort pour rappeler l’historique et le sens de la journée du 8 mars.
Jean-Marc Bouffard, entouré de Marie-Pierre Quentin, notre Conseillère Départementale, Alexandra Rémy, sa première adjointe, Geneviève Renaud, son adjointe à la Culture, Claudie Nonet, sa conseillère déléguée aux affaires sociales, Marie-Noelle Peltier, adjointe au Maire de Royan et d’une soixantaine de personnes, a prononcé une allocution dont voici le texte :

Mesdames, Messieurs, bonsoir à tous,

Nous sommes le 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes.

Nous accueillons ce soir Catherine GIROUD, artiste peintre, dite CIEM, et Romuald DANIEL, sculpteur “Raku”.

Catherine et Romuald nous arrivent du Gard. A l’appel d’Emilie, ils ont traversé la France jusqu’à Saint-Georges de Didonne pour vous présenter leur travail.

Catherine met en couleur son amour de la liberté et ses présentations collent à merveille avec cette journée historique.

Les modelages et les sculptures de Romuald nous font voyager dans le monde asiatique où les femmes occupent une place centrale.

Ces deux artistes, unis dans l’art et dans la vie, ont exposé dans de nombreux salons, à Lyon, à Paris, à Bruxelles, au Luxembourg et ailleurs. Tous les deux vont nous présenter leurs collections dans un instant et vous aurez jusqu’au 14 mars pour en profiter.

Cette circonstance du 8 mars et la joie que j’ai de vous accueillir m’invitent à ajouter quelques mots.

Tout d’abord, Messieurs, ne confondez surtout pas la « journée internationale des droits des femmes » avec la Saint Valentin. Si vous avez laissé passer le 14 février, inutile d’offrir des fleurs aujourd’hui, le 8 mars n’est pas une journée de « rattrapage » !

Retenez que le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmes.

Commençons par un petit rappel historique sur le sens de cette journée.

Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges affirmait l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes en écrivant la « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », calquée sur celle des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Après avoir accusé Robespierre et Marat d’être les artisans de la Terreur, elle fut guillotinée le 3 novembre 1793.

Le féminisme commençait bien mal !

Presque cent vingt ans plus tard, le 28 février 1909, aux Etats Unis, la première « journée nationale de la femme » est célébrée à l’initiative du parti socialiste américain.

Deux ans plus tard, le 19 mars 1911, naissait, en Europe et aux Etats-Unis, la première journée internationale des droits de la femme.

Lénine décrètera ensuite la « Journée internationale des femmes » le 8 mars 1921 en l’honneur des femmes qui avaient été les premières à manifester, à Petrograd, le 8 mars 1917, lors du déclenchement de la révolution russe.
Cette célébration s’est alors étendue à l’ensemble des pays de l’ancien bloc de l’Est.

Ce n’est qu’en 1977 que cette journée est officialisée par les Nations Unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
C’est ainsi que la « journée internationale pour les droits des femmes » fait partie des 87 journées internationales reconnues ou initiées par l’ONU.

Chaque année, pour le 8 mars, « l’ONU Femmes » définit une thématique différente. Le thème de cette année est le suivant :

« Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ».

Le 8 mars est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de revendiquer l’égalité et de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société.

Voici quelques chiffres pour vous montrer que ce combat est toujours d’actualité :

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes estimait en 2015, dans notre pays, que 100% des femmes étaient harcelées dans les transports.

Le Conseil Supérieur pour l’Egalité Professionnelle estimait, la même année, que 80% des femmes étaient confrontées au sexisme au travail.

L’INSEE indiquait en 2010 que les femmes consacraient environ 1h30 par jour de plus que les hommes aux tâches domestiques.

Plus grave encore, une femme meurt tous les trois jours en France des violences de son compagnon ou ex compagnon.

L’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France indique qu’une femme sur 10 est victime de violence au sein de son couple.

En France, plus d’une femme sur 10 déclare avoir subi un viol. Dans la plupart des cas le violeur est connu de la victime.

Selon l’OMS, une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques et/ou sexuelles à un moment de sa vie.

En France, en 2016, la Direction Générale de la Cohésion Sociale estimait à 19,2% l’écart de salaire moyen entre les hommes et les femmes, à poste et compétences égales.
Pourtant, les femmes constituent 51,4% de la population française soit près de 35 millions. Elles représentent 52% de l’électorat et 53% des inscrits sur les listes électorales. C’est une force immense !

En 2018, l’ONU Femmes indiquait que seulement 9,8% des pays du monde étaient dirigés par des femmes mais quand les femmes s’engagent à « penser équitablement, bâtir intelligemment et innover pour le changement », elles agissent efficacement pour le développement durable et elles servent l’humanité toute entière.
“Le féminisme, ce n’est pas seulement un humanisme, c’est un impératif politique, au sens le plus noble du terme, pour décupler la puissance de la France.” (Edouard Philippe – 2018)

Jean-Marc Bouffard
8 mars 2019

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