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Le centre de vacances de la RATP à Saint-Georges-de-Didonne (commune de 5 300 habitants) accueille, depuis le 24 octobre 2016, 29 soudanais de la lande de Calais. Cet établissement est devenu un centre d’accueil et d’orientation de pour 5 mois. Le maire de Saint-Georges, Jean-Marc Bouffard, le préfet de Charente-Maritime, Eric Jalon, et le directeur-adjoint de l’association l’Escale de la Rochelle, ont répondu aux inquiétudes des participants. La capacité d’accueil et de générosité de beaucoup de nos concitoyens y compris des associations Saint-Georgeaises a eu l’occasion de s’exprimer tout au long des échanges.

Un peu plus de 300 personnes ont questionné pendant près de 2 heures le préfet et l’association en charge de l’accueil des migrants.

Dans son introduction, le maire a invité le public à s’exprimer de manière respectueuse sans engager un débat politique sur la question de l’immigration mais en restant sur la question de cette présence à Saint-Georges de Didonne et sur les problèmes d’ordre logistique que cela peut poser.

L’association l’Escale a pu expliquer au public comment se passait au quotidien la prise en charge des migrants dans le centre RATP.

La plupart des questions ont porté sur la prise en charge financière et sociale des migrants.
Les 29 soudanais sont des hommes de 18 à 25 ans en recherche de stabilité après des épreuves traumatisantes. Ils parlent un dialecte arabe et savent se faire très discrets. Certains ont déjà fait la démarche d’apprendre le français pour pouvoir communiquer plus facilement avec la population locale.

Ces personnes ne sont jamais laissées seules mais sont toujours extrêmement bien encadrées par le personnel de l’association, de jour comme de nuit.

Des moyens sont mis en place par l’Etat pour les accueillir. L’hébergement ainsi que l’accompagnement relèvent exclusivement de sa compétence. Les frais de nourriture, sont estimés à 4,50 euros par jour. Ils ne coûtent rien à la commune et ne privent d’aucune aide sociale les nécessiteux, français de souche ou d’ailleurs. Leur présence n’est pas insupportable, comparé aux 5 300 personnes qui habitent la commune.

Les soudanais ont participé à l’installation des équipements (revêtement de sol, estrade, chaises) pour recevoir le public de cette réunion. Leur statut provisoire ne leur permet pas de travailler plus.

Leur accueil ne durera que cinq mois comme le prévoit le contrat avec la RATP. Certains seront pris en charge par les centres d’accueil des demandeurs d’asile, les autres seront renvoyés dans leur pays à l’issue de l’instruction de leurs dossiers administratifs.

Les peurs qui se sont exprimées étaient normales et légitimes. Les intervenants ont répondu précisément à certaines critiques (conditions et coût de cet accueil, politique migratoire, etc.) ou à certains malentendus.

Les Soudanais accueillis à Saint-Georges ne sont pas perçus comme un problème par la population.

Cette réunion a d’ailleurs montré un fort désir de la population de servir son prochain et d’aider ses frères dans la détresse et de leur réserver le meilleur accueil possible le temps que durera leur séjour à Saint-Georges.

Crédit illustration : © R. C. – Sud Ouest du 12/11/2016. 

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